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Les
risques auditifs et la bonne gestion sonore
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Le
Pince Oreilles, avec le RIF (Réseaux en Ile-de-France),
mène une campagne de sensibilisation aux risques auditifs
sur la Seine-et-Marne.
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Quatre
opérations de sensibilisations ont déjà
été réalisées :
- Des représentations du spectacle "Peace
and Lobe" à des élèves de lycées
de Brie-comte-Robert, Savigny-le-Temple et Moissy-Cramayel,
au cours de l'édition 2001 du Festival 77 Up, le 4 octobre
2001 à L'Empreinte.
-
Une projection/débat avec un ORL, un acousticien, des
musiciens, un responsable de studios de répétitions,
le 28 mars 2001, aux CuiZines.
-
Une distribution massive de bouchons lors de l'édition
2002 du Festival Chantons Sympa de Melun, le 28 et 29 juin
2002.
- Une représentation
du spectacle "Peace and Lobe" à des
élèves de lycées et collège de Chelles
et Moissy-Cramayel, au cours de l'édition 2002 du Festival
77 Up, le 17 octobre 2002 aux CuiZines.
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Nous
proposons un certains nombre d'outils aux salles de répétitions
et de spectacles du département :
- des affiches.
(quadri - 80 x 60 cm)
- des tracts.
(quadri - 10 x 15 cm)
- des paires de bouchons protecteurs.

Visuel
des affiches et des tracts
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Article
paru dans Le Transistor n°5 (Janvier-février-mars 2002)
Rédigé par Greg
et Vianney
SOYONS
A L'ECOUTE DE NOS OREILLES !
Toujours
plus de musiques, de concerts, de répétition
toujours
plus de plaisir me direz-vous
mais toujours plus de risques ! "Je
n'entends plus rien
", "mes oreilles sifflent
",
autant de remarques qui raisonnent souvent comme l'ultime rappel d'un
concert. Nous pouvons endommager notre appareil auditif sans nous en apercevoir.
Alors suivons le bon vieux proverbe "mieux vaut prévenir que
guérir !", car dans le cas présent il n'y a pas de
guérison possible. A bon entendeur
Chaque
personne naît avec un "capital auditif" différent.
Nous sommes plus ou moins sensibles au fort volume sonore, et exposés
différemment aux risques auditifs. Plusieurs facteurs sont en jeu
: le niveau sonore, la durée d'exposition et les spectres sonores
propres à chaque musique. En effet, une musique plutôt aiguë
est plus dangereuse qu'une musique dont les fréquences dominantes
sont basses. Il est bon de savoir qu'un son de 85 décibels peut
déjà être dangereux pour certains système auditif
même si la sensation de douleur n'apparaît qu'à partir
de 120 dB. Ce qui laisse une vaste zone d'exposition à risque sans
que l'organisme n'en soit alerté.
Des
fameux acouphènes à l'hyperacousie, les effets physiologiques
sont nombreux. Lors de l'écoute de musique trop fortement amplifiée
nous risquons des pertes d'audition neuro-sensorielles. Pour faire simple
: dans l'appareil auditif, des cils servent à capter toutes les
fréquences. Lorsqu'un son est écouté, en fonction
des fréquences aiguës ou graves émises, les cils correspondant
vibrent, comme si un vent les secouait. S'ils sont secoués de manière
trop violente, et trop souvent, certains cils perdent de leur élasticité,
ou pire, leurs facultés à traduire les vibrations reçues.
Leur détérioration engendre alors autour de certaines fréquences
caractéristiques des sifflements qui doivent disparaître
avec un peu de repos. Mais s'ils sont trop endommagés, l'auditeur
n'entendra plus ces fréquences, ou sera obligé pour les
entendre d'augmenter le volume, et donc de continuer à maltraiter
ces cils endommagés. Au fil du temps, de plus en plus de ces cellules
neuro-sensorielles sont atteintes, ce qui a pour effet de provoquer un
vieillissement accéléré de l'oreille, et des surdités
précoces vers 30 ou 40 ans. Car l'oreille est un mécanisme
de précision fragile et les déficiences occasionnées
par les traumatismes sonores sont bien souvent définitives.
Les
jeunes représentent la population qui accumule le plus de pratiques
à risques : baladeurs, boites de nuit, raves ou concerts
Les chiffres sont d'ailleurs inquiétants puisque 15 % des 15-24
ans qui ont fait contrôler leur audition ont pu constater une baisse
de leurs capacités d'écoute (IPSOS/AG2R). Aujourd'hui les
acteurs des musiques actuelles prennent conscience de leur responsabilité
face à l'importance de ces risques. Les salles du réseau
Pince Oreilles, en partenariat avec les autres réseaux départementaux
d'Ile-de-France, ont décidé de prendre cette question en
charge et de sensibiliser les musiciens, le personnel des salles, et le
public. Pour commencer, une rencontre avec un ORL et un acousticien est
organisée aux CuiZines, le Jeudi 28 Mars autour d'un film très
explicite. Des bouchons sont mis à disposition dans les salles
de concert, et des sonomètres installés pour contrôler
les niveaux sonores et préserver nos oreilles.
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